Après maintenant 22 ans d’absence, la célèbre marque à la banane revient à ses premiers amours : ce beau « crachin » nordiste !

Alors que K-Way restait introuvable en France et dans la région depuis l’incendie de son usine de production nordiste en 1992, la marque ouvre son troisième concept store : rue Basse, dans le Vieux-Lille. L’enfant du pays est de retour…

K-way-boutique-lille

Ce retour au source est donc l’occasion de parler de la reconstruction d’une marque à l’ambition bien affichée : séduire de nouveau l’hexagone.

K-Way comme marque générique, ancrée depuis bien longtemps dans le vocabulaire courant de notre région. Le vintage est évidemment le maître-mot de cette stratégie de renaissance : un logo à peine re-stylisé, un nom de marque intact, une histoire, une philosophie « made in France » conservée, des coupes-vents aux noms évocateurs d’un passé glorieux.. Bref la banane quoi

kway-banane

Vintage donc, mais aussi innovante. Car je vous rassure, les matières ont évoluées et permettent aujourd’hui de rendre l’habit respirant quelque soit son utilisation. Mais la vraie belle surprise se trouve dans la gamme de produits. Tandis que les modèles les plus classiques seront évidemment reproduits, K-Way propose une véritable collection positionnée haut de gamme. Et c’est dans ce cadre qu’une collaboration avec la marque Maje vient de pointer le bout de son nez au rayon femme : tendance, élégant et street à la fois… Pour la somme de 195€ (quand même)

Kway-collection-maje

Du « Vrai Léon » au « Vrai Claude » en passant par le « Vrai Roubaix » tout y passe pour le plaisir des plus nostalgiques (s’ils en restent certains non-traumatisés) de la marque de leur enfance. Si ce n’est pas déjà fait, quiconque portera le K-Way sera taxé du surnom d’hipster à moustache… Mais qu’importe, cela voudra dire que le K-Way sera redevenu phénomène de mode !

Retour historique sur une marque résolument vintage !

C’est le français et fils d’un industriel du textile nordiste, Léon-Claude Duhamel qui en est le créateur. C’est dans les années 60′, surfant sur une vague de modernité insufflée par une génération d’après-guerre avide de nouveauté, que le K-Way s’est créé et imposé. Fini donc les « vêtements du dimanche » des années 50′ pour cette jeunesse recherchant sa propre identité. Et c’est dans la culture américaine que celle-ci va se retrouver : jeans, pulls, anoraks, blousons, baskets… Et pour une matière bien particulière, en plein boom à l’époque : le Nylon.

kway_pubLes bases sont ainsi posées : le K-Way comme véritable icône d’un changement idéologique, sociologique mais aussi industriel et sociétal. Une véritable succès-story s’écrit alors. Plus de 40 millions de pièces sont ainsi écoulées en 25 ans, la marque est copiée par plus de 30 concurrents (dont Adidas et d’autres grands noms du sportswear) et l’affaire Duhamel fait des envieux.

C’est en 1990 que K-Way prend le virage italien, Léon-Claude décide de revendre le projet de sa vie à Pirelli. Début d’une descente en enfer pour la marque : usine ravagée, chiffre d’affaires en berne, fermeture de filiales. Soumis à une concurrence asiatique impitoyable, K-Way s’effondre. En 2004, la marque est rachetée par BasicNet, son actuel propriétaire, possédant aussi Kappa et Superga. C’est le retour aux affaires : les marchés italien, anglais ou encore américain sont conquis par le redevenu « trendy » K-Way. Aujourd’hui, la boucle est ainsi bouclée. Après l’ouverture de son premier magasin à Paris en septembre dernier, K-Way revient sur ses terres natales.

K-Way, une marque au caractère bien trempé !